La juste mesure de la liberté
Penser librement, sans jamais empêcher l’autre d’exister.

La liberté, c’est pouvoir penser
que deux et deux ne font pas toujours quatre.
C’est regarder une évidence,
la retourner, l’interroger,
et choisir de ne pas suivre le chemin
simplement parce qu’il est déjà tracé.
Être libre, c’est avoir le droit de douter,
de chercher sa propre vérité
et de donner une voix
à ce que l’on porte en silence.
C’est pouvoir dire « je pense »
sans craindre celui qui répondra :
« Je ne pense pas comme toi. »
Car la liberté n’est pas d’imposer sa vérité,
mais de lui permettre d’exister
auprès de celle des autres.
Ma liberté me donne des ailes,
mais elle ne m’autorise pas
à obscurcir le ciel de quelqu’un d’autre.
Elle commence dans ma pensée,
grandit dans mes paroles
et trouve sa juste mesure
dans le respect.
Je peux choisir ma route,
à condition de ne pas effacer la tienne.
Je peux défendre mes idées,
sans emprisonner les tiennes.
Je peux parler avec force,
sans condamner l’autre au silence.
La véritable liberté
ne se construit ni contre les autres
ni sans eux.
Elle est cet espace fragile
où nos différences peuvent se rencontrer,
où chacun demeure lui-même
sans empêcher l’autre d’exister.
Alors, peut-être,
deux et deux ne feront-ils pas toujours quatre.
Ils pourront faire une question,
un désaccord, une idée nouvelle
ou deux chemins avançant côte à côte.
Car lorsque la liberté est accordée à chacun,
elle ne nous sépare plus :
elle nous apprend à vivre ensemble.
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